Depuis le 1er novembre, se chauffer au gaz coûte encore un peu plus cher. C’est la troisième hausse d’affilée, après celles de septembre et d’octobre. Le prix repère publié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) atteint même son niveau le plus haut depuis sa création en 2023.
Mais que représente vraiment cette hausse pour une maison chauffée au gaz ? Pourquoi les prix montent-ils ? Et surtout, que pouvez-vous faire, concrètement, sans gros travaux ? On fait le point.
Les chiffres à retenir 👉
+6,6 % : la hausse du prix repère du gaz au 1er novembre 2026.
194,90 € le MWh TTC en moyenne, contre 182,88 € au 1er octobre.
📌 Un chiffre étonnant : le kWh de gaz pour le chauffage coûte désormais presque autant que le kWh d’électricité en heures creuses, à 0,1589 € (comparaison Selectra au tarif réglementé). C’est une situation inhabituelle : pendant des années, le gaz était nettement moins cher que l’électricité.
Qui est concerné ?
Pas tout le monde ! Tout dépend de votre contrat.
👉 Comment savoir ? C’est écrit sur votre facture ou dans votre espace client, à la rubrique « type d’offre » ou « prix ». Si vous voyez les mots « indexé », « prix repère » ou « variable », vous suivez les hausses.
Pourquoi le gaz augmente autant ?
La hausse ne vient ni des taxes ni du transport. Elle vient du prix d’achat du gaz sur les marchés européens.
Et en décembre ? Le prix de décembre se calcule sur les cotations d’octobre, qui ont encore monté. Les comparateurs anticipent donc une nouvelle hausse, mais leurs estimations varient. Le chiffre officiel sera publié par la CRE courant novembre.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
1. Vérifier votre contrat
Comparez votre prix du kWh (abonnement compris) avec le prix repère. Changer de fournisseur de gaz est gratuit et sans coupure, et l’ancien contrat est résilié automatiquement. Ce n’est pas une obligation, mais ça vaut la peine de regarder.
2. Ajuster votre mensualité
Si vous êtes mensualisé, vos prélèvements ont été calculés avec les anciens prix. Les augmenter un peu dès maintenant évite une mauvaise surprise au moment de la régularisation, au printemps.
3. Faire entretenir votre chaudière
L’entretien annuel d’une chaudière gaz est obligatoire. C’est aussi une question de sécurité, à cause du monoxyde de carbone. Une chaudière bien réglée brûle mieux le gaz et consomme moins. Si la dernière visite date de plus d’un an, c’est le moment.
4. Purger les radiateurs
Un radiateur chaud en bas et froid en haut contient de l’air. Il chauffe mal et la chaudière tourne plus longtemps pour rien. La purge prend cinq minutes avec une clé de purge et un chiffon. Pensez ensuite à vérifier la pression de la chaudière.
5. Règler la bonne température
Selon l’ADEME, baisser le chauffage d’1 °C permet de réduire la consommation d’environ 7 %. Les repères conseillés sont 19 °C dans les pièces de vie, 16 à 17 °C dans les chambres, et moins encore quand la maison est vide. Un thermostat programmable fait ce travail tout seul.
6. Laisser circuler la chaleur
Ne cachez pas vos radiateurs derrière un canapé ou de longs rideaux. Le soir, fermez les volets : c’est une isolation gratuite pour les fenêtres.
7. Utiliser le chèque énergie si vous y avez droit
Si vous recevez un chèque énergie, il peut servir à payer directement une facture de gaz.
Et sur le long terme ?
Les petits gestes réduisent la facture, mais ils ne changent pas une réalité : une maison qui perd sa chaleur aura toujours besoin de beaucoup d’énergie, quel que soit le prix du gaz ou le mode de chauffage.
En Alsace, beaucoup de maisons des années 60 à 80 ont des combles peu isolés, des murs sans isolation et des fenêtres anciennes. Dans ces maisons, la chaleur s’en va d’abord par le toit, puis par les murs et les fuites d’air. Améliorer l’isolation, c’est :
Avant de choisir des travaux, le plus utile est de savoir où votre maison perd vraiment sa chaleur. Un audit énergétique ou un conseiller France Rénov’ peut vous aider à y voir clair, gratuitement et sans engagement.
Sources : Commission de régulation de l’énergie (via AFP / Connaissance des Énergies), JeChange, Selectra. Chiffres arrêtés au 2 novembre 2026.