Chaque année, un gaz invisible et inodore, le radon, est responsable de nombreux cancers du poumon en France, juste après le tabac. Présent naturellement dans les sols et les roches, ce gaz radioactif peut s’accumuler dans les maisons, surtout dans les espaces clos et mal ventilés. Selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), 318 communes du Grand Est sont classées niveau 3, le niveau le plus élevé de risque.
Malgré le danger, beaucoup de Français se sentent mal informés sur le radon, comme le souligne le baromètre 2025 de l’ASNR. Pour remédier à cela, l’Agence régionale de santé (ARS) et les collectivités locales multiplient les actions de prévention et de mesure. Des campagnes comme « Du radon dans ma maison ? » permettent aux habitants de tester la concentration de radon dans leur logement et de découvrir des solutions pour réduire leur exposition.
Depuis 2019, plusieurs territoires du Grand Est ont participé à ces campagnes. Des dosimètres sont distribués pour mesurer le radon et sensibiliser les habitants aux gestes simples comme l’aération régulière des pièces, essentielle pour diminuer la présence de radon et d’autres polluants. L’objectif : protéger les populations, en particulier les fumeurs, qui sont beaucoup plus vulnérables face au radon.Les mesures ne se limitent pas aux habitations. L’ARS intègre également le risque radon dans les plans d’urbanisme et le suivi des établissements publics. Par ailleurs, la Journée européenne du radon, célébrée le 7 novembre en hommage à Marie Curie, rappelle l’importance de la recherche et de la prévention dans ce domaine.
Les risques liés au radon doivent également être mis en lumière lors de la vente ou de la location d’un bien immobilier. Cette information apparaîtra dans l’Etat des Risques et Pollution. Il permet aux futurs habitants du bien d’anticiper les dangers et de faire un choix réfléchi.